Tennis. Dopage - Benjamin Bonzi, le cas Sinner : "Ça part un peu dans tous les sens"
Qui n'a pas réagi à la suspension de Jannik Sinner depuis samedi ? L'Italien, numéro 1 mondial, a passé un accord avec l'Agence Mondiale Antidopage pour être suspendu trois mois, après ses contrôles positifs survenus en 2024. Le roi de l'ATP a ainsi évité l'audience au Tribunal Arbitral du Sport en avril, où il risquait 1 à 2 ans de suspension. Forcément, cet "arrangement" dérange. Nick Kyrgios, Stan Wawrinka, Daniil Medvedev et bien d'autres joueurs n'ont pas hésité à critiquer les instances et cette décision. A l'Open 13, Benjamin Bonzi a également donné son avis.
Vidéo - Benjamin Bonzi sur la suspension de Jannik Sinner
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"Je ne comprends pas qu'il y ait des négos sur la durée de la suspension"
"Honnêtement, je trouve ça assez bizarre", a reconnu le Gardois avant de développer. "On parle d'accord trouvé, de négociations... Je ne comprends pas qu'il y ait des négos sur la durée de la suspension ou les règlements. Dans un premier temps, on l'apprend six mois plus tard. Après on considère que les doses sont trop petites pour avoir un impact ou quoi que ce soit. J'ai l'impression que ça part un peu dans tous les sens, qu'on n'est jamais vraiment au courant."
Titré avec Bonzi à Marseille, Pierre-Hugues Herbert avait aussi donné son avis
"Je suis assez certain du fait que si ça m'était arrivé, j'aurais déjà pris deux ans"
Bonzi a ensuite poursuivi. "Il devait y avoir un procès un peu plus tard dans l'année, qui pouvait déboucher sur une suspension beaucoup plus longue, là maintenant apparemment il y a un accord, dans lequel il est OK pour prendre trois mois. On dit qu'il a accepté de prendre trois mois ? Donc on lui propose quelque chose et il dit oui ou non à chaque fois ? Je ne sais pas dire si c'est bien ou pas, mais c'est une situation très bizarre. Il y a des choses qu'on ne maîtrise pas mais je suis assez certain du fait que si ça m'était arrivé, j'aurais déjà pris deux ans et on n'en parlerait plus. Ce sont des sujets délicats, mais j'ai l'impression que le traitement est un peu à part.."